Législation contre l’usage du téléphone au volant
Les lois interdisant ce comportement dangereux constituent une base importante, mais elles ne suffisent pas à elles seules à enrayer le phénomène. Le non-respect généralisé des réglementations sur l’usage du téléphone au volant en est la preuve. Par exemple, des statistiques récentes montrent qu’un quart des conducteurs admettent passer ou recevoir des appels en conduisant, une proportion qui grimpe à 49 % chez les jeunes conducteurs âgés de 17 à 24 ans.
La principale raison de cette faible application des lois tient à la difficulté, voire à l’impossibilité de faire respecter l’interdiction par des moyens traditionnels, tels que les contrôles policiers. Cela nécessiterait un effectif considérable et serait particulièrement coûteux.
En conséquence, le contrôle est lacunaire, et les lois censées garantir la sécurité routière restent lettre morte.
Effet dissuasif pour faire évoluer les normes sociales
Sans contrôle efficace, un facteur crucial manque : l’effet dissuasif. La crainte des conséquences sert souvent de moteur pour respecter la loi. Or, si le risque de se faire prendre est quasi nul faute de contrôles suffisants, la répression perd tout effet dissuasif. Ainsi, le public ne prend pas les lois assez au sérieux, ce qui pousse de plus en plus de conducteurs à utiliser leur téléphone en conduisant malgré l’interdiction.
Cela empêche aussi toute évolution des normes sociales. Aujourd’hui, l’utilisation du téléphone au volant est davantage perçue comme un manquement aux règles de savoir-vivre que comme une infraction dangereuse. Un contrôle systématique peut, à long terme, changer la perception et le comportement du public.
La véritable question est donc : comment mettre en œuvre un contrôle efficace et réaliste ?